Hygiène
Alternatives féminines : non aux tampons

J’ai récemment vu un documentaire sur les dangers des tampons : Tampon, notre ennemi intime. Ma réaction? Bouleversée et complètement stupéfaite. Je vous conseille vivement de le regarder. Nous, les femmes, devons reprendre le pouvoir face à cette toute petite chose qui nous fait du mal sans même qu’on s’en rende compte. Ce documentaire m’a tellement marqué que j’ai décidé de chercher les alternatives possibles à ces poisons intimes et de vous les partager.

– Non aux tampons –

Je ne me serais jamais doutée que les tampons que j’utilise depuis l’âge de 13 ans pouvaient me causer du tort ! 20 ans que j’en utilise tous les mois… Ça laisse perplexe tout de même. Bien évidemment, je connaissais les risques du fameux « syndrome du choc toxique » (SCT). Bizarrement je ne me sentais pas concernée. J’ai, en effet, toujours pris l’habitude de changer mes tampons régulièrement au cours d’une journée. Du coup, ça ne pouvait pas m’arriver. J’avais faux car oui ça limite la possibilité de l’attraper mais ça ne l’élimine pas complètement.

Qu’est-ce que le SCT?

C’est une maladie infectieuse (bactérie du staphylocoque doré) rare et aiguë dont les premiers symptômes font penser à la grippe. Si ce n’est pas pris à temps et correctement, cela peut vous tuer. Oui, vous avez bien lu ! Dans le documentaire, on voit bien que les deux jeunes femmes finissent par avoir une infection généralisée du corps. En gros, les organes finissent par vous lâcher les uns après les autres. Vous verrez, grâce au film, que malheureusement, les diagnostics sont souvent mal posés.

Quelques symptômes remarqués : forte fièvre, vomissements, diarrhées, éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil, vertiges, douleurs musculaires, évanouissements ou état proche de l’évanouissement lorsque vous vous mettez debout. Votre peau peut également peler aux stades ultérieurs de la maladie.

Eviter le SCT, c’est possible?

Oui, c’est possible. Pour cela, une seule règle d’or : prendre des tampons à faible absorption. Il est donc important de changer le plus régulièrement de tampons pour limiter les risques de choc toxique. Attention, ça n’élimine pas tous les risques non plus.

Composition des tampons

La surprise du documentaire, c’est la composition de ces bâtons de coton. C’est là que je suis tombée de haut, très haut même. La composition est affolante. Dans le docu, ils font analyser tous les tampons du marché par un laboratoire privé. Voici ce qui en ressort globalement :

Cellulose

Les tampons ne sont pas en coton !  Effectivement, la cellulose des tampons provient des arbres, pas du coton.

Dioxines

Comme cette cellulose est brune (c’est pas sexy le brun donc ça ne se vend pas), les fabricants blanchissent les tampons. Pour les blanchir, les industriels peuvent utiliser du dioxyde de chlore, voire du chlore élémentaire, qui produisent des dioxines; des perturbateurs endocriniens.

Quels effets? Une exposition brève de l’homme à de fortes concentrations en dioxines peut entraîner des lésions dermiques, comme la chloracné (ou acné chlorique), la formation de taches sombres sur la peau et une altération de la fonction hépatique. L’exposition de longue durée s’associe à une dégradation du système immunitaire, du développement du système nerveux, du système endocrinien et des fonctions génésiques. D’après le toxicologue belge Dominique Lison, interviewé dans le film, les dioxines seraient aussi responsables de l’endométriose, une pathologie très douloureuse à l’origine d’infertilité.

Phtalates

Autre composition toxique retrouvée dans les tampons : les phtalates. Ce sont de sacrés merdes présentent partout autour de nous ! Pour cause, les phtalates sont des composés chimiques dérivées de l’acide phtalique. Ils sont couramment utilisés comme plastifiants des matières plastiques, notamment du polychlorure de vinyle (PVC). On les retrouve ainsi dans les films plastiques, emballages, revêtements de sol, rideaux de douche, profilés, tuyaux et câbles, matériaux de construction, peintures ou vernis, mais aussi dans certains dispositifs médicaux. Avant que la réglementation n’encadre leur usage, de nombreux jouets et objets de puériculture en contenaient également. Les phtalates sont aussi incorporés comme fixateurs dans de nombreux produits cosmétiques: vernis à ongles, laques pour cheveux, parfums…

Quels effets? Leurs effets nocifs portent essentiellement sur la fertilité, le développement du fœtus et du nouveau-né. Ces phtalates sont également suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

Avec cette composition de rêve, j’ai envie de vous dire que je n’ai plus vraiment envie de mettre un tampon dans mon vagin ! Heureusement, des alternatives existent.


– Les alternatives –

Je tiens à préciser que je n’ai encore testé aucune de ces alternatives. C’est le résultat de mes recherches que je vous présente. Si vous êtes dans le même cas que moi, à savoir l’envie de changer de protection intime, ce qui suit pourra vous aider à y voir plus clair.

Les tampons biologiques

Ce sont des tampons comme les autres sauf que ceux-ci sont sans produits chimiques. La plus grande marque proposant des tampons à la composition clean, c’est Natracare. Leurs produits sont certifiés : ✔ Coton 100 % biologique  ✔ Sans plastique  ✔ Sans chlore  ✔ Sans rayonne.

Le choix des tampons bio permet de ne pas changer nos habitudes du jour au lendemain tout en offrant de la qualité pour son vagin et sa santé. Par contre, même si ça réduit fortement les risques, le SCT peut toujours se manifester si on garde un tampon beaucoup trop longtemps.

♣ Les tampons bio sont moins nocifs pour l’environnement mais ça fait toujours beaucoup de déchets.

Les serviettes hygiéniques biologiques

Si après avoir vu le documentaire, vous ne voulez plus jamais mettre un tampon, les serviettes restent une option, à condition de les prendre naturelles. Natracare propose également des serviettes certifiées : ✔ Coton biologique  ✔ Sans plastique  ✔ Sans chlore  ✔ Compostable. La plupart des serviettes du marché sont recouvertes d’une couche de plastique, ce qui, entre nous, n’est pas vraiment génial pour notre flore intime.

♣ Natracare précise que les serviettes sont compostable. C’est super mais faut-il encore pouvoir composter ses déchets chez soi. Quoiqu’il en soit, l’impact écologique est positif.

Les serviettes hygiéniques lavables

Pour moi, c’est une grande nouveauté ! Je ne savais pas que des serviettes réutilisables et donc lavables existaient. De base, je ne suis pas trop fan des serviettes hygiéniques car, contrairement aux tampons, je trouve que ça pue et que c’est très inconfortable.

J’ai découvert, du coup, une société française qui en fabrique : Plim. Il y a différentes formes et tailles mais aussi différents degrés d’absorption. En gros, on peut toutes y trouver notre bonheur. Ces serviettes lavables sont certifiées :  ✔ de fabrication de haute qualité  ✔ 100% françaises  ✔ avec des matières saines  ✔ écologique.

D’après tout ce que j’ai lu, ces serviettes ne sont pas censées sentir mauvais si on les utilise correctement. Pour cela, il faut changer de serviettes plusieurs fois par jour selon l’abondance de nos règles. Je vous laisse découvrir une vidéo de présentation sur les produits Plim ici. Il existe d’autres marques, comme Lunapads, mais elles sont américaines. Pour une démarche plus éco-responsable, acheter un produit en France me semble mieux que de l’acheter outre atlantique.

♣ Les serviettes lavables, les Plim par exemple, ont une durée de vie entre 5 et 10 ans. Autant dire que c’est un produit très écologique.

La coupe menstruelle

Qui n’en a pas entendu parler? Sérieusement? On connaît toutes l’existence de la coupe menstruelle mais qui l’a déjà testée? Et qui l’a adoptée? Je serais vraiment curieuse de le savoir. Personnellement, je n’en ai jamais testée. Je dois vous avouer que l’insertion de la chose me perturbe pas mal. Entre nous, ça n’a vraiment pas l’air d’être si facile que ça. Il est vrai que quand on regarde les vidéos de présentation de la coupe sur DivaCup, on se dit fastoche ! Après réflexion, je ne pense pas que ça le soit.

Je vous rappelle vite fait ce qu’est une coupe menstruelle pour celle qui n’en aurait aucune idée. C’est une coupe en silicone, sans aucun produit chimique, qui s’insère à l’entrée du vagin pour récolter le sang des règles. Un peu comme les tampons, à la différence que la coupe s’insère moins loin et qu’elle n’absorbe pas le sang, elle le collecte.

Avantages
  • Economique : on l’achète une fois et ça dure plusieurs années
  • Ecologique : pour les mêmes raisons.
  • Confortable : alors que les tampons absorbent le sang mais aussi l’hydratation vaginale, la coupe ne dessèche pas les muqueuses et ne laissera pas des fibres en souvenirs dans votre vagin.
  • Fiable : elle recueille plus de fluides qu’un tampon. Ca dure donc plus longtemps avant de devoir la vider.

De ce que j’ai lu, je suis globalement d’accord avec ses avantages mais j’émets quelques réserves.

Inconvénients
  • Economique : oui mais à condition de trouver du premier coup le modèle qui nous convient. Car trop petit, ça glissera et y a aura des pertes de sang dans la culotte, trop grand, ça fera mal. En moyenne, une coupe coûte 25 €. Si on doit s’en acheter plusieurs pour trouver la grande gagnante, ça peut vite faire un sacré budget.
  • Ecologique : ok mais je n’arrive pas à trouver une durée de vie plus précise que juste « quelques années ». Certes, ça reste, de toute façon, plus écologique qu’un tampon.
  • Confortable : ok, tant que je ne l’aurais pas testé personnellement, je ne pourrais rien dire là dessus.
  • Fiable : oui j’imagine mais on fait comment lorsqu’on doit la changer au bureau? Est-ce gérable?
Marques les plus connues

Je ne veux pas mourir bête donc je testerais certainement un jour et je pense que j’irais vers Meluna car ils ont 4 tailles de coupes et non uniquement deux comme les autres marques.

♣ La coupe menstruelle est bien évidemment un super choix écologique.

Les éponges menstruelles

Encore une nouveauté pour moi. J’avais déjà entendu que nos ancêtres, très lointains, utilisaient des éponges pour absorber les règles mais je ne savais pas que cela avait été remis au goût du jour. Il est clair qu’on peut se demander pourquoi ça ne marchera pas aujourd’hui si les femmes l’utilisaient il y a des milliers d’années. En gardant cette technique, on aurait certainement éviter tous les conséquences néfastes qu’ont les tampons.

Donc, cette éponge naturelle, qui s’enfonce dans le vagin comme un tampon, est naturellement absorbante. Elle n’a pas besoin de tous les ajouts chimiques des tampons pour absorber notre flux. Comme pour la coupe, elle ne dessèche pas les muqueuses. Elle est réutilisable et lavable pendant une bonne dizaine de cycles

Par contre, tout comme la coupe, je me demande si son utilisation est si facile que ça. À tester !

Où en trouver?

Sur Cupcake Hygiène Féminine, sur Ma Féminité Nature ou  sur Tout Allant Vert, par exemple.

♣ Les éponges sont aussi un bon choix écologique car même si leur durée de vie est plus courte que la coupe, elles se recyclent à 100% après.


– Mon choix –

J’ai décidé de rédiger cet article car c’est un sujet important pour nous les femmes. Cela m’a permis de me renseigner et de connaître les alternatives possibles aux tampons industriels.

En résumé, je dis non aux tampons car :

  • Il y a un risque du SCT.
  • Présence de dioxines dans les tampons.
  • Présence de phtalates également.
  • Ce n’est pas une solution très écologique dans le fond.

En regardant de plus près toutes ces alternatives, j’ai donc décidé, dans un premier temps, de continuer à utiliser des tampons mais ceux bio de chez Natracare. Le changement va s’opérer petit à petit, comme pour le changement que j’ai connu dans l’alimentation. Je suis tentée par les serviettes lavables mais aussi par la coupe et les éponges. Je vais continuer à me renseigner et j’espère trouver des témoignages ou des avis, tout simplement, pour pouvoir décider ce que j’essaie en premier.

(On trouve pas mal de produits sur le site belge Sebio.)

Si vous en avez déjà expérimenté une ou plusieurs des alternatives citée(s) plus haut, n’hésitez pas à partager cela dans les commentaires.

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Blondieblue
personal & lifestyle blog

Fondatrice de Blondieblue et chipoteuse dans l’âme, elle aime les paillettes, les chats et les licornes. Ce blog est l’occasion pour elle de partager avec vous ses DIY, ses inspirations et son goût exquis pour la mode (haha) !

2 comments
  • Laurie
    Mai 04, 2017 (21:10)

    Super article Steph ! Je connais Plim, mais jamais testé. Si c’est comme les couches lavables, faut en avoir un bon stock parcequ’on ne fait pas de lessive tous les jours.
    Natracare est une super marque, mais onéreuse.
    La cup effectivement faut de la pratique 😉 et que faire quand il n’y a pas d’évier dans la toilette ? Une ptite infusion patron 😉

    • Blondieblue
      Mai 04, 2017 (21:15)

      Merci Laurie ♡ J’essaierai d’office la cup un de ces 4 et merci pour ce fou rire à l’idée de l’infusion ! Aussi, j’ai appris que c’était bon pour les plantes 😉

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